Je me souviens avoir été si endolorie que les jours de mes accouchements. Raide, faible, et encourageant chaque tendon et muscle de mon corps en mouvement. Enivrée d'un sommeil qui ne vient pas et soumises à des flash dont je ne me souviens que d'un quart.
J'ai l'impression d'être sujette à un orage envoyée contre moi, auquel je dois me défendre et dont je ressortirai plus forte. En attendant chaque respiration est une épreuve.


J'ai beaucoup réfléchi à comment améliorer mon existence, les flash du passé me servent à trouver des solutions pour que cela se reproduise en ma faveur.
Depuis deux jours, ils sont nombreux et peuplent mes nuits et mes journées sans aucune distinction.
Il y a d'abord une situation complexe au travail où je suis sous le courrou d'un homme aux allures d'un petit enfant jaloux et coléreux. Son univers n'est composé que de jeux et de pions qu'il bouge en pensant détenir la vérité, il ne sait pas user de sentiments et instaure des startégies à tours de bras.
Je ne sais pas où me situer, j'execre les stratégies et les manipulations et je souhaite régler ça par la franchise et la bienveillance. Je n'étais pas sur sa première ligne de mire mais j'ai empeché un coup de théâtre manigancé contre un autre collègue, et depuis monsieur stratégie a du comprendre qu'il n'userait pas de son pouvoir sur moi. C'est pourquoi il use de son énergie pour m'humilier et coup de reproches incisifs, de complots contre moi et de compliments pour me calmer quand je suis trop près de la rebelion, car il va sans nul doute que je suis quelqu'un de fort et d'effrayant. Ma faiblesse est contenu dans ma bienveillance, et l'envie de croire que cela va s'arranger dans les règles, sans coup bas, sans stratégie.


Il y a cette famille à qui j'ai tournée le dos justement parce que je ne veux être une petite marionnette soumise aux colères de la matriarches, aux intimidations du patriarches, aux culpabilitions des tantines. Je n'ai aucun devoir envers eux si ce n'est enrayer la chaînes du malheur de cette famille.
Je sens le courroue contre moi, sans même qu'ils n'aient pris le soin de connaitre ma version je suis indigne, ingrate.


Je regarde autour de moi et contemple le désorde de ma maison, aussi embourbé que mon esprit. Des nourritures moisissent, des affaires jonchent le sol, mêlant le propre et le sale. Et de temps en temps on peut croiser de jolies décorations, des livres, et ce qui s'apparentent à une envie molle d'arranger les choses. Parfois on trouve une étagère rangée, parfois l'odeur est désastreuse.


Je sais au fond de moi que je suis une graine promise à un devenir important, je connais mes capacités et encore mieux mes nombreux défauts que je m'evertue à corriger très lentement mais surement, mais le chemin est long et parfois j'aimerais rester dans une routine sans réfléchir.
J'ai pris conscience avec affolement que je suis imbue de toutes mes choses, aussi superficielles soit elles. Mes vêtements, et tout le reste qu'il est inutile d'évoquer. Des choses que je n'utilise même pas. Je pourrai utiliser cet argent pour payer mes dettes ou ravir mes proches. L'essentiel est d'avoir trouver ce noeu, il ne resque plus qu'à m'armer de patience pour mettre de l'ordre.


Je me sens reconnaissante d'être apaisée dans ma relation amoureuse. Je me sens reconnaissante d'être aux côtés de quelqu'un de sincèrement bienveillant.