Journal d'une fille paumée, ballotée par la vie.

lundi 29 décembre 2014

Chemins parrallèles.

Je me sens envahie par mon incapacité à dépasser mes peurs et surtout mes blocages ; le temps passe tellement vite et je découvre de plus en plus de choses qui clochent chez moi.
Je me sens incapable d'être une mère qui partage du temps et des moments du quotidien avec mon fils. Quand il était petit, c'était facile, inné, je le comprenais, il était comme une pièce détachée de moi-même, mais aujourd'hui je sens que nous sommes déconnectés. Ça me fatigue, je crains qu'il ait peur, mal, qu'il soit triste, en colère, malade, et quand il est loin de moi je ne pense pas à toutes ces choses sressantes, je me sens libérée d'autant de responsabilités. J'ai un amour viscéral pour lui mais je suis incapable de le prouver par autre chose que des mots et des grandes théories, un simple jeu avec lui et je m'ennuie, je veux partir, je me sens oppressée. Je ne sais pas si c'est lié mais il m'a dit il y a quelques jours qu'il a peur que je l'abandonne.
J'ai l'impression que la vie met à l'épreuve ma bienveillance, et choisir un bon chemin est toujours un effort. Je sens Hulk qui gronde à l'intérieur de moi et je ne sais pas comment contenir mes démons. Je pense souvent à partir, tout quitter, et comme ça n'est pas possible je m'imagine comment aurait été ma vie si j'avais la maturité d'aujourd'hui à l'époque où j'avais 15 ans. J'aurai eu des choix et des fréquentations différentes, une vie différente.
Ce n'est pas que je n'aime pas mon fils comme il est, il m'épate quand je prends la peine de le regarder et l'écouter, mais je me sens effrayée par ses réactions différentes des miennes, des réactions qui me font souffrir, quand il ne m'écoute pas, quand il est agité, qu'il fait du bruit, qu'il tape, crie, je me sens comme un animal en cage, et je perds la tête, je veux juste m'échapper. Pourtant c'est ce qui le rend libre et c'est ce que je veux pour lui du plus profond de mon être, qu'il soit libre, d'être triste, en colère, d'être qui il veut quand il veut, se laisser sortir ses émotions sans avoir de blocages comme les miens. Pourquoi je le réprime quand il vit tout simplement ? Bouger, s'exprimer, expérimenter, n'est ce pas ce que font tous les enfants pour devenir grands ? En fait ce que je n'aime pas c'est la dépendance, le fait contradictoire de devoir assurer les repas, la sécurité, le bien-être alors que c'est pour quelqu'un qui est diffèrent de moi. N'est pas ce étrange ? Le temps file et je le vois grandir dans un chemin parallèle où j'arrive de temps en temps à créer une passerelle mais nous ne sommes jamais vraiment à marcher ensemble.

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dimanche 30 novembre 2014

Douleurs, malédictions et bienveillance.

Je me souviens avoir été si endolorie que les jours de mes accouchements. Raide, faible, et encourageant chaque tendon et muscle de mon corps en mouvement. Enivrée d'un sommeil qui ne vient pas et soumises à des flash dont je ne me souviens que d'un quart.
J'ai l'impression d'être sujette à un orage envoyée contre moi, auquel je dois me défendre et dont je ressortirai plus forte. En attendant chaque respiration est une épreuve.


J'ai beaucoup réfléchi à comment améliorer mon existence, les flash du passé me servent à trouver des solutions pour que cela se reproduise en ma faveur.
Depuis deux jours, ils sont nombreux et peuplent mes nuits et mes journées sans aucune distinction.
Il y a d'abord une situation complexe au travail où je suis sous le courrou d'un homme aux allures d'un petit enfant jaloux et coléreux. Son univers n'est composé que de jeux et de pions qu'il bouge en pensant détenir la vérité, il ne sait pas user de sentiments et instaure des startégies à tours de bras.
Je ne sais pas où me situer, j'execre les stratégies et les manipulations et je souhaite régler ça par la franchise et la bienveillance. Je n'étais pas sur sa première ligne de mire mais j'ai empeché un coup de théâtre manigancé contre un autre collègue, et depuis monsieur stratégie a du comprendre qu'il n'userait pas de son pouvoir sur moi. C'est pourquoi il use de son énergie pour m'humilier et coup de reproches incisifs, de complots contre moi et de compliments pour me calmer quand je suis trop près de la rebelion, car il va sans nul doute que je suis quelqu'un de fort et d'effrayant. Ma faiblesse est contenu dans ma bienveillance, et l'envie de croire que cela va s'arranger dans les règles, sans coup bas, sans stratégie.


Il y a cette famille à qui j'ai tournée le dos justement parce que je ne veux être une petite marionnette soumise aux colères de la matriarches, aux intimidations du patriarches, aux culpabilitions des tantines. Je n'ai aucun devoir envers eux si ce n'est enrayer la chaînes du malheur de cette famille.
Je sens le courroue contre moi, sans même qu'ils n'aient pris le soin de connaitre ma version je suis indigne, ingrate.


Je regarde autour de moi et contemple le désorde de ma maison, aussi embourbé que mon esprit. Des nourritures moisissent, des affaires jonchent le sol, mêlant le propre et le sale. Et de temps en temps on peut croiser de jolies décorations, des livres, et ce qui s'apparentent à une envie molle d'arranger les choses. Parfois on trouve une étagère rangée, parfois l'odeur est désastreuse.


Je sais au fond de moi que je suis une graine promise à un devenir important, je connais mes capacités et encore mieux mes nombreux défauts que je m'evertue à corriger très lentement mais surement, mais le chemin est long et parfois j'aimerais rester dans une routine sans réfléchir.
J'ai pris conscience avec affolement que je suis imbue de toutes mes choses, aussi superficielles soit elles. Mes vêtements, et tout le reste qu'il est inutile d'évoquer. Des choses que je n'utilise même pas. Je pourrai utiliser cet argent pour payer mes dettes ou ravir mes proches. L'essentiel est d'avoir trouver ce noeu, il ne resque plus qu'à m'armer de patience pour mettre de l'ordre.


Je me sens reconnaissante d'être apaisée dans ma relation amoureuse. Je me sens reconnaissante d'être aux côtés de quelqu'un de sincèrement bienveillant.

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mercredi 29 octobre 2014

Hormones

Voilà une éternité que je ne suis pas venue ici. Je me sens hors de tout ce que j'ai pu être avant, j'ai l'impression d'avoir parcouru un immense chemin, d'avoir mué. 

Je suis en CDI dans un boulot qui me plait, je travaille énormément, l'opposé de ce que je faisais avant. Je suis bien avec mon amoureux, qui me semble de mieux en mieux, j'avance et ça fait du bien.

Aujourd'hui j'ai l'impression de faire une pause dans la course effreinée de ma réussite. Peut être parce que j'ai mes règles et que j'ai très mal au ventre, accompagné du nuage d'hormones que je me trimballe, peut être parce qu'à mon boulot j'ai quelques soucis avec mes collègues. 

Toujours ces problèmes administratifs, des grosses crises d'asthme, mais tellement de belles choses tous les jours, les étoiles presque tous les soirs en rentrant du boulot, un rayon lumineux qui attrape mon regard au coucher du soleil, la sensation d'évoluer et d'arriver à accomplir et à être ce que je veux en m'entrainant. On finit sur une note positive ?

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jeudi 1 mai 2014

L'arrivée de mes 25 ans, Junon, Louise, manger.

Nous sommes déjà le 1er mai, le temps passe à une allure de plus en plus effrénée.
J'étais venue ici pour parler de ma relation à la nourriture et ma frustration perpétuelle de ne pas manger assez, mais parler du temps qui passe vite me fait penser à l'arrivée de mes 25 ans, dans quelques jours. Vieillir ne m'enchante pas mais j'accueille chaque nouvelle année avec plaisir, parce que j'ai à chaque fois compris et intégré tellement de leçons, je me sens enrichie de confiance, de savoirs, de bien-être, toujours plus que l'année précédente. Je ressens toujours un décalage entre mon âge réel et celui dans ma tête, 25 ans parait un âge bien jeune par rapport aux épreuves de ma vie, mais plus le temps passe et plus cet écart diminue.
Il y a dix jours, Junon, notre chatte, est morte, ça m'a remué et surtout fait ressurgir les sensations et sentiments éprouvés après le décès de Louise. Nous arrivons à la date anniversaire fatidique, et je ne sais pas ce que ça me fait. Je me sens en même temps anesthésiée mais à vif, comme pour tout de toute façon, dès que je souffre je refoule au point de ne plus rien sentir. Mais cette année je veux vraiment oeuvrer pour sortir de ce schéma.
Depuis plusieurs semaines je ressens le besoin de manger constamment pour me remplir, cela faisais plusieurs années que je n'avais pas ressenti ça aussi fort. Je mange tout, peu importe la saveur ou le goût, des tomates, des pâtes, de la glace, des frites, du chocolat, en quantité industrielle. L'action de mâcher et d'avaler me calme. Je retombe dans le cercle vicieux de la culpabilisation, parce que je grossis, et si ce n'était que moi ça ne serait pas un problème mais je vois que mon copain n'aime pas ça ; il ne me le reproche pas mais je suis moins attirante à ses yeux et ça me fait souffrir. 

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jeudi 3 avril 2014

3 ans.

Hier j'ai fait pas mal de ménage et j'en suis fière puisque c'est une bonne résolution prise il y a quelques temps que j'ai eu du mal à tenir. C'est loin d'être comme j'aurais aimé mais au moins je commence à m'y mettre. Aujourd'hui je me sens vide et triste, cette nuit j'ai pleuré sans savoir pourquoi et aujourd'hui j'ai les larmes aux yeux. Pourquoi suis je sans vie ? Qu'y a t'il ? Je cherche dans ma tête et trouve tellement de raisons que c'est difficile de trouver des solutions à court terme pour aller mieux.

Il y a quelques jours j'ai relu ce blog depuis le début, j'ai été très émue de suivre cette histoire de départ, je ne me souvenais pas des détails. J'ai décidé d'en écrire un livre et sur le coup ça m'a paru une excellente idée mais j'ai peur que ça me remue un peu trop. 

Le 31 mars dernier c'était l'anniversaire des 3 ans de couple avec F. et bizarrement j'ai l'impression de l'aimer 1000 fois plus aujourd'hui qu'au début.

J'en suis toujours au même point avec mon fils, c'est très culpabilisant et difficile pour moi, mais encore plus pour lui.

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jeudi 20 mars 2014

"Parfois nous donnons tant que nous finissons par nous perdre nous-mêmes."

Je suis dans une période où je n'ai pas de force. Je reste allongée jours et nuits sauf quand je bosse. Il y a quelque chose qui m'empêche d'apprécier l'instant sans que je sache quoi. Financièrement ça va un peu mieux, j'ai un toît, un boulot, ça se passe plutôt bien avec mon copain, mon fils qui va bientôt avoir 4 ans, est un garçon génial, j'ai de plus en plus confiance en moi, néanmoins je me sens mal.

Je m'en veux de ne pas profiter des moments partagés avec mon fils, je m'isole et le laisse jouer seul, lui demande de "me laisser tranquille", je n'arrive pas à passer du temps avec lui sans être énervée. Pourtant je l'admire, j'aime sa personnalité et ses histoires, mais c'est plus fort que moi.

J'ai vu une citation il n'y a pas longtemps qui me parle : "Parfois nous donnons tant que nous finissons par nous perdre nous-mêmes." Je ne sais pas si c'est qui m'est arrivé, je me sens vide dans mon rôle de mère. Je n'ai pas envie d'être avec lui, mon corps le rejette. Je ne sais pas quelle partie de ma vie questionner pour expliquer ce sentiment, les relations houleuses avec mes parents étant enfant, la perte de ma fille Louise, le fait de l'avoir eu très jeune, je suis perdue. J'ai envie de me secouer, et me dire, merde, on a qu'une vie, et semée d'embuches, en ce moment c'est plutôt calme alors profite ! 

J'ai de la peine pour lui de ne pas être la mère parfaite que j'aurais aimée être, rire ensemble, passer du temps à être heureux. Au lieu de ça je chronomètre les minutes passées avec lui comme une corvée, à vrai dire je préfère être au boulot que dans mon rôle de mère.

Quand il était petit, je l'ai tellement couvé, choyé, porté, allaité ; je lui ai tout donné, c'était ma raison d'être, être mère à nouveau était pour moi vital après la mort de Louise, qu'aujourd'hui j'ai usé ce rôle au point qu'il ne fait presque plus partie de moi. Mais paradoxalement j'aime mon fils viscéralement, quand il n'est pas là il me manque, quand il est malade j'en suis malade plus que lui, mais être à ses côtés et porter sur mes épaules son energie qui déborde, ses bavardages incessants, ces maladresses d'enfant, c'est dur pour moi.

Et ce que je supporte encore moins c'est le rôle de soubrettre qu'une mère doit avoir, nettoyer la merde, ranger sans cesse le bordel qu'on a pas mis, faire la popote, d'une manière général, m'occuper d'autre chose que de moi même est une douleur, déjà que m'occuper de ma petite personne me demande de puiser au plus profond. C'est fou d'en être là. Avoir besoin de deux heures de motivation rien que pour se lever pour aller prendre une douche... je ne sais pas ce qu'il m'arrive.

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Lettre pour moi-même (février 2014)

Tous les jours depuis le début de 
> > mon existence je passe en revue mes défauts à coup de reproches et 
> > flagellations. J'ai beaucoup de défauts mais dans ce texte j'ai 
> > volontairement décidé de les mettre de côté.
> > Chère Pauline,
> > Tu traverses et a traversé des moments bien difficiles ; secouée et coulée 
> > tant de fois, tu es toujours à la surface. Tu survis, mais plus que ça, tu 
> > nages de mieux en mieux. Si aujourd'hui je t'écris cette lettre, c'est 
> > pour te dire à quel point je crois en toi. Tu es empreint de sincérité, et 
> > tu évolues tellement : tu sais remettre en question le négatif et chercher 
> > à être heureuse un peu plus. Tu es de plus en plus bienveillante envers 
> > toi-même, puis, envers autrui. Tu es quelqu'un sans écraser les autres 
> > quelques-uns. Tu traces ton chemin à la force de tes convictions, une 
> > route de toutes les couleurs, et tes erreurs commises sont des leçons 
> > comprises. A petits pas, les choses n'ont pas l'air d'avancer vite, mais 
> > tu as une endurance exceptionnelle, malgré tout ce que tu as toujours pu 
> > penser de toi-même ; tu es forte, mais ne manie pas la force pour autant. 
> > Tu es vive d'esprit mais ne rentre pas dans la compétition du plus 
> > intelligent, qui rend les plu
> > s intelligents si bêtes. Tu t'imbibes de l'expérience des autres, tu 
> > marches aux côtés de ceux que tu admires, et tu es libre de changer 
> > d'admiration, d'avis, d'humeur, libre !
> > Dans le noir, la lumière vient de l'intérieur de toi. Pauline, tu es 
> > toujours la petite fille qui a promis de ne jamais oublier ce qu'est la 
> > différence, ne jamais oublier ce qu'est d'avoir 8 ans. Tu as gardé la 
> > fraîcheur d'antan et gagner en légèreté. On t'a volé ton insouciance, tu 
> > l'as reconstruite, on a détruit ton amour propre, tu l'as rebâti, on t'a 
> > isolée, tu t'es entourée ; et tout ce que tu es, tout ce que tu seras ne 
> > dépend que de toi et ta richesse éclectique, puisque tu peux tout 
> > inventer, tout construire. Aujourd'hui je peux dire que je suis fière de 
> > toi, et je crois en tout ce que tu fais : tes erreurs, tes réussites, tes 
> > étourderies. Ton potentiel est infini, à l'aube de tes vingt-cinq ans tu 
> > as trouvé ta raison de vivre... j'ai trouvé ma raison de vivre, c'est 
> > moi-même.

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samedi 4 janvier 2014

Prescience.

Un mal me ronge depuis quelques jours, une épée de Damoclès que je n'arrive pas à identifier. Ce pressentiment m'angoisse, se démultiplie, ne quitte plus mes pensées. Je ne sais même pas ce que c'est. 

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lundi 30 décembre 2013

Photo.

Mon très aimé bridge Canon a rendu l'âme, je suis en manque de photographie.
Quand j'aurai mon déjà adulé nouvel appareil photo (j'y pense 10 fois par jour) pour lequel j'économise :
je prendrai en photo une tasse fumante de thé
je referai des maquillages artistiques pour les immortaliser
je prendrai en photo mon fils et sa nouvelle coupe de cheveux courte un milliard de fois
je décorerai mon appart rien que pour le prendre en photo
je serai en quête de toutes les lumières la vie pour les prendre en photo
je chercherai des spectres pour les prendre en photo

j'essaierai le light painting

 

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vendredi 27 décembre 2013

Le bouquet à l'envers.

J'irai à la mer, ramasser des galets,  je suspendrai chaque galet à un fil de rafia, et je réunirai les fils dans ma main, les galets pendant et se serrant les uns contre les autres, ça ferait comme un bouquet à l'envers.

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vendredi 6 décembre 2013

C'est acquis.

J'aurais beau tout perdre, être archi pauvre, être agressée, humiliée, et même si on ne me (re)connaît jamais telle que je suis réellement, même si on se fout de moi, si on me fait du mal, jamais on ne m'enlèvera le chemin que j'ai parcouru, jamais je ne perdrai mes prises de conscience et ma philosophie de vie, toutes ces choses qui m'éclairent et que j'ai découvert par moi-même, la confiance en moi que j'ai acquis grâce à un dur labeur, ma sincérité, mon amour et mon respect profond pour les gens, mes envies de toujours plus de diversité, ma soif de justice, tous ces choix que j'ai fait malgré les difficultés, il faut retenir tous les chemins que j'ai délibérément pris pour aller vers la lumière.

Ces choses ne s'achètent pas, ces choses ne s'effacent pas, c'est acquis.

Et je continuerai d'avancer quoiqu'il arrive.

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jeudi 5 décembre 2013

Le pervers narcissique.

Voici ma propre définition d'un pervers narcissique :

Il manipule à des fins égoïstes, et il ne voit que par lui et pour lui, il prend les gens pour des choses qui lui appartiennent mais sait très bien se tenir en société et cacher ses vices. Le principe du pervers narcissique, c'est de souffler le chaud et le froid en permanence, il peut par exemple dire à sa proie qu'elle est une grosse merde et qu'elle est merveilleuse dans la même phrase. Il va la vampiriser, utiliser sa gentillesse et lui reprocher tout et n'importe quoi en jouant sur sa culpabilité. Il va aussi jouer sur les nerfs de sa victime en la poussant à bout, puis dira qu'elle est hystérique puisque c'est elle qui s'énerve. Il utilisera le complexe d'infériorité de son partenaire afin qu'elle se sente moins que rien et le mette sur un piédestal. Quand la personne qui est avec le pervers narcissique est sur le point de le quitter, il fera semblant de changer et de prendre conscience de ses tords jusqu'à endormir sa victime de nouveau et tout recommencera sauf si la proie décide de ne plus l'être et coupe les ponts.

Un simple manipulateur manipulera quelqu'un jusqu'à avoir ce qu'il veut, un pervers narcissique manipule sans fin pour le pouvoir qu'il a sur sa victime.

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lundi 28 octobre 2013

Heureuse? Malheureuse?

Hier soir je m'épanouissais au travail, heureuse.

Aujourd'hui j'ai envie de pleurer, pourquoi? 

Cette nuit j'ai pensé : Si tu n'aimes pas la façon dont les gens te perçoivent montre leur ce que tu es réellement.

J'aimerais créer ces temps ci, couture, bijoux, mais l'appart est dans un tel bordel que je m'interdis quoique ce soit avant d'avoir ranger.

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samedi 26 octobre 2013

La potiche.

Comment me suis-je enfermée dans le rôle de la potiche ?

Je ne vais pas raconter en détails mon enfance, mon père violent, mon viol*, je ne m'attarderai pas non plus sur les barbaries physiques et psychologiques de mes ex, dans ce texte je ne vais parler que de moi, ma façon d'interagir aujourd'hui avec le monde qui m'entoure, et en particulier les hommes. La mini autobiographie ci-dessus évoquant quelques sombres souvenirs explique bien évidemment mes réactions présentement, néanmoins j'ai -heureusement- une part de responsabilité dans mes comportements, c'est ce qui fait que je suis libre de changer, de me remettre en question.

Séduction, politesse, complexe de l'infirmière, sacrifice, voici les quelques mots qui garnirait la charte que je pourrais écrire si je laissais mon pilote automatique conduire ma vie. Le moule dans lequel j'ai été façonnée a un impact tel, qu'il influence mes comportements et même ma personnalité.
Une fille douce, aimable, charmante, prévenante, une vraie fille : une potiche.

Je suis la fille qui bat des cils, enfermée dans le besoin de séduire hommes et femmes, sourires en coin, buste droit, apprêtée, possédée par les minauderies. Si un homme, aussi répugnant soit-il, pose les yeux sur moi, j'en suis réconfortée, apaisée. Si cet homme est déplacé, j'apprends à ne plus être polie, à connaître mes limites et les faire respecter, j'arrive à force d'auto-persuasion à utiliser ma colère, réaction bénéfique pour donner de l’énergie et sauver sa peau ; néanmoins subsiste au début la fille qui bat des cils. Ce besoin de séduire est sans doute un besoin d'exister, et même si le parallèle avec mon histoire est vite fait, je tente quand même de savoir pourquoi je ne sais pas -ou difficilement- agir autrement.

Se comporter comme une tête vide délibérément, ou plutôt sous sa propre emprise, voilà pour moi la problématique majeure du féminisme, les premiers soldats du patriarcat étant les femmes ; car après tout, si les femmes étaient armées psychologiquement pour se défendre, les hommes n'auraient aucune emprise. En présence de personnes ayant un schéma malsain encré en eux, ou en situation de stress, j'efface tout ce à quoi je crois, je confisque moi-même ma liberté.

Puis vient la (re)prise de conscience, le dégoût de moi-même, de ce corps qui se meut comme bon lui semble. Pourquoi ai-je fait les yeux doux, pourquoi ai-je besoin de faire ma belle pour me sentir exister? Rien de grave en soi, je n'ai rien fait de mal, néanmoins je me sens possédée par quelque chose qui n'est pas moi et qui me rebute profondément.

Où est le vrai moi? Je suis la fille à deux têtes, une tête est vide, l'autre réfléchit trop; je ne pense pas que la solution soit d'en couper une.

*en évoquant mon viol je ne me marginalise pas, on peut me mettre une étiquette de victime, on peut dire que j'en parle trop, moi je sais que je ne me définis pas QUE par ça, en parler c'est dénoncer les 205 viols par jour en France, 9 par heure, 75000 par an- 

 

 

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lundi 21 octobre 2013

Mon travail.

Quoi de neuf sur ma planète? Plein de choses!

Pour commencer, j'ai un boulot, oui putain de bordel de merde tout arrive dans la vie, le pire comme le meilleur.

Tout n'y est pas rose mais je suis heureuse d'y aller, et franchement 15h par semaine je ne trouve ça pas assez vu que je m'y sens bien.

Comme c'est un travail où je suis en contact avec le public ça me donne énormément confiance en moi, j'ai l'impression d'être faite pour ça ; il faut être ferme et intransigeante mais souriante, aimable, et discuter avec les gens pour créer une clientèle d'habitués. Je parfais mon image de lionne sure d'elle auprès des gens, par contre j'ai beaucoup de mal à être sereine avec les relations avec mes collègues. D'autant plus que je ne connais rien au travail que je suis en train d'apprendre et que mon complexe d'infériorité s'allume à chaque petites difficultés. Néanmoins j'ai remarqué plusieurs aspects dans mes réactions qu'il faut que je travaille afin de m'améliorer ; comme d'habitude voici une petite liste non exhaustive :

Arrêter d'être une potiche. Alors ça, ça s’applique dans tous les moments de ma vie. 

Finalement je ferai la liste un autre jour.

Depuis petite j'oublie les souvenirs désagréables afin de me protéger mais depuis quelques années je n'y trouve plus mon compte. Ces temps-ci c'est surtout à propos de la façon dont je gère mon argent, dépensant tout les deux premières semaines du mois, et souffrant atrocement pour joindre les deux bouts les deux dernières. Et le mois suivant je ne retiens pas la leçon, je recommence, mois après mois, jurant à chaque fois qu'on ne m'y reprendra plus.

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mercredi 18 septembre 2013

Septembre morose.

Je ne sais pas si c'est la période qui veut ça, en tout cas je suis déprimée au plus haut point. Je ne vois plus les belles choses du quotidien et je lutte pour ne pas sombrer encore plus. Je ne sais pas à quoi me raccrocher et je m'en veux parce que j'ai un toit sur la tête, un fils en bonne santé et 30 euros sur mon compte en banque. C'est pas énorme pour les 12 jours qu'il reste à tenir pour ce mois de septembre morose mais c'est suffisant pour manger. 
Je ne sais pas où trouver de la motivation pour vivre heureuse, pour vivre tout court, faire les choses qu'il faut faire.
Rien de très réjouissant, j'espère aller mieux pour le prochain billet ici.

EDIT DU SOIR: 
Je m'interroge, qu'est ce qui ne va pas? J'ai ce sentiment de déprime, de noirceur, mais pourquoi? Pourquoi n'arrive-je pas à dépasser ça? Je suis à un point où je n'arrive plus à avancer seule, jusqu'à présent je savais quoi combattre, le viol, la violence de mon enfance, mon père, mon deuil, mes démons, mais là quoi? Juste un sentiment de vide et de désespoir qui me paralyse.

Etablir un plan de sauvetage. Trouver des solutions.

1/ Prendre RDV chez le psy.

2/ Faire des démarches pour trouver un travail.

Je ne sais pas dans quoi me réfugier pour aller mieux, ne serait ce que deux secondes de répit. Chaque centimètre carré de ma peau est hypersensible et tendu, je suis à la fois aux aguets et si loin de tout, chaque battement de coeur et respiration est un effort. Pourquoi? 
Je ne fais quasiment rien de mes journées et pourtant je suis épuisée, épuisée. 
Je ne me sens pas en phase avec mon fils qui ne veut pas aller à l'école alors que je rêve qu'il y reste toute la journée afin de me reposer l'esprit et envisager d'avoir un travail. J'ai l'impression de me sacrifier en allant le chercher tous les midis, une matinée ça ne me suffit pas.

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dimanche 11 août 2013

La lumière de la golden hour.

J'ai l'impression de ressentir les choses en mille fois plus intense que la normal. Combien de fois j'ai eu envie de pleurer en contemplant la jolie lumière dorée et diffuse de la golden hour, c'est un monde tellement beau, plein de détails qui m'émeuvent. La découpe des nuages est si subtile et le bleu du ciel si intense. Le froid de l'eau de mer et le goût du sel, les rayons brulants du soleil et l'odeur de la crème solaire, j'ai tellement profité de ces moments de joie cet été, tellement ressenti et retenu l'instant que je m'y vois encore. 

J'espère pouvoir partager ça avec mon fils, j'ai tendance à stresser pour rien quand il est là, à prévoir le pire et ne pas profiter du moment avec lui. Je vais tout faire pour beaucoup bouger avec lui, partir à l'aventure et l'emmener dans les edroits que j'aime.

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Dès maintenant.

J'ai trop été indulgente envers moi même ces derniers temps, ou peut être était-ce nécessaire pour survivre, en tout cas je sens qu'il va falloir que je me fasse violence, et que j'arrête de me penser incapable de faire quoique ce soit. Baisser les bras au moindre obstacle, ne pas arriver à persévérer, me complaindre de ma faiblesse, ça suffit. Je sens qu'il y a beaucoup de choses en moi qui sont loin d'être réglées, mais si je dois attendre que tout soit en ordre pour commencer à vivre, je ne vivrai jamais! Je dois vivre avec tout ce passé glauque, et choisir mon présent et mon futur. Dès maintenant.

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samedi 10 août 2013

Mes paysages mentaux.

Recemment j'ai fait un test d'énéagramme qui m'a permi de comprendre un peu mieux ma personnalité et ma façon de fonctionner. J'ai pu mesurer à quel point je suis immergée dans mes paysages mentaux, à tout théoriser, loin de la réalité.

Depuis une heure je me dis qu'il faut que j'aille en courses, mais j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi, aller en courses c'est simple! marcher jusqu'au magasin, faire les courses, revenir, basta! mais non, je suis bloquée. Depuis une heure.

Hier soir j'ai vu un film qui m'a touchée profondément: le monde de Charlie. Je ne m'en remets pas. Trève de brèves.

Mes paysages mentaux ressemblent à un monde où le jour est merveilleux, rempli de couleurs, d'emerveillement et de joie, et la nuit n'est qu'en noir et blanc, les seules nuances qu'il existe sont les mille et une façon de ressentir la douleur, la peur, l'envie, le mépris, la fureur, la mélancolie, le spleen. En fait je dois être bipolaire. Le jour et la nuit s'alterne sans aucune logique, et je ne sais jamais pourquoi l'un prend le pas sur l'autre, pour une période indéfinie. Il faut avoué qu'il fait plus souvent nuit que jour dans ma tête, j'y tire un certain plaisir d'auto-complaisance, à fouiller dans la pénombre et respirer la poussière. 

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mardi 18 juin 2013

Bisexualité.

Depuis quelques temps je sais qu'on peut être ce qu'on veut, sans devoir se ranger dans une case, chacun a des milliers de facettes differentes. Mais récemment je me pose des questions sur ma sexualité, hétéro, bi, lesbienne, toutes ces cases prédéfinies me taraudent l'esprit. Je sais depuis le collège que j'ai une attirance pour les femmes, sans jamais avoir eu de liaison, j'ai déjà été amoureuse d'une fille. C'est pourtant simple, je suis autant attirée par les hommes que les femmes, mais ces temps ci c'est comme si il y avait un conflit entre ces deux facettes de moi-même. Serais je plus heureuse si j'étais avec une femme? 

Je suis en plein dans l'inscription à la première année de maternelle de mon fils, et c'est très éprouvant. Je ne sais l'expliquer, mais ça me retourne.

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