Recemment j'ai fait un test d'énéagramme qui m'a permi de comprendre un peu mieux ma personnalité et ma façon de fonctionner. J'ai pu mesurer à quel point je suis immergée dans mes paysages mentaux, à tout théoriser, loin de la réalité.

Depuis une heure je me dis qu'il faut que j'aille en courses, mais j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi, aller en courses c'est simple! marcher jusqu'au magasin, faire les courses, revenir, basta! mais non, je suis bloquée. Depuis une heure.

Hier soir j'ai vu un film qui m'a touchée profondément: le monde de Charlie. Je ne m'en remets pas. Trève de brèves.

Mes paysages mentaux ressemblent à un monde où le jour est merveilleux, rempli de couleurs, d'emerveillement et de joie, et la nuit n'est qu'en noir et blanc, les seules nuances qu'il existe sont les mille et une façon de ressentir la douleur, la peur, l'envie, le mépris, la fureur, la mélancolie, le spleen. En fait je dois être bipolaire. Le jour et la nuit s'alterne sans aucune logique, et je ne sais jamais pourquoi l'un prend le pas sur l'autre, pour une période indéfinie. Il faut avoué qu'il fait plus souvent nuit que jour dans ma tête, j'y tire un certain plaisir d'auto-complaisance, à fouiller dans la pénombre et respirer la poussière.