Je vais bientôt avoir 23 ans, j'aime les listes, j'aime les bilans, en voilà un:

  • j'ai compris qu'il fallait que j'arrête d'exiger des autres qu'ils ne me jugent pas alors que moi-même je les jugeais sans les connaître.
  • je sais maintenant que tout le monde se sent plus ou moins seul, chacun a été la tête de turc à un moment donné; le fait de se sentir la plus malheureuse est en fait très égoïste.
  • J'ai appris à voir ma vie autrement qu'une liste d'événements sordides, à aprécier les nombreuses choses et rencontres positives, et les prises de conscience.
  • j'ai compris qu'avoir une attitude hautaine ne protège pas, mais isole.
  • J'ai saisi que mon corps faisait partie intégrante de moi-même et qu'il n'était pas mon ennemi ni d'ailleurs mon ami, comme on l'entend souvent.
  • J'ai découvert qu'on pouvait oublier un événement de son enfance si douloureux, qu'il cause des complexes et des blocages pathologiques, puis qu'on pouvait retrouver la mémoire et tout débloquer en réfléchissant.
  • Je sais que c'est en étant soi-même, sans chercher à plaire aux autres qu'on est le plus heureux et par la même occasion le plus séduisant.
  • Je suis persuadée que j'ai le droit d'éprouver de la rancoeur, et que la résilience, quand on s'y oblige, n'apporte que de la colère refoulée. Et puis c'est avoir du respect pour soi-même que de refuser et empêcher que quelqu'un nous fasse du mal.
  • Je suis sure que je n'ai pas besoin de régime et que je suis bien comme je suis.
  • J'ai travaillé sur moi pour accepter de l'aide et ne pas me considérer comme quelqu'un de faible pour autant.
  • J'ai compris que c'est pas parce qu'on a l'impression que j'en suis au même point que c'est le cas, mes réflexions me font avancer doucement mais sûrement.

Bien sur tout ça n'est pas acquis, les jours où la confiance en moi-même est faible j'ai besoin de me refaire ces réflexions.

Demain, peut être que j'aurais résolu:

  • mon auto isolement inutile quand je ne vais pas bien et la peur de décevoir mes proches en leur parlant de mes états d'âme ("quoi? Pauline est encore déprimée?")
  • Je me force à répondre "1", quand on me demande combien j'ai d'enfant.
  • J'essaie de déloger l'épée de damoclès imaginaire, sans cesse au dessus de ma tête.
  • Je réfléchis à comment arriver à faire les petites choses de la vie qui paraissent anodines pour tout le monde alors que j'en suis strictement incapable, bloquée.